BEAC: De nouvelles modalités de calcul des réserves dès le 1er juillet 2017

La première rencontre entre la presse et le nouveau gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale(BEAC),a eu lieu le 22 mars dernier au siège de l’institution monétaire à Yaoundé.

 

Aux  commandes depuis le 05 février 2017, le tchadien Abbas Mahamat Tolli, nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale(BEAC),a annoncé le 22 mars 2017 ; lors de la première réunion ordinaire de l’année du Comité de Politique Monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale(BEAC) que l’institution qu’il dirige a décidé de: «  relever le Taux d’intérêt des Appels d’Offres(TIAO) de 50 points de base pour le porter à 2,95°/° ;de maintenir inchangés les taux d’intérêt sur les placements des banques ; de maintenir inchangés les coefficients de réserves obligatoires et le taux de rémunération de ces réserves. Néanmoins, de nouvelles modalités de calcul de ces réserves seront mises en places à partir du 1er juillet 2017 ».

Au cours de leur première réunion ordinaire de l’année tenue le 22 mars 2017,dans la salle du Conseil de la Banque à Yaoundé, sous la présidence de Monsieur ABBAS MAHAMAT TOLLI, Gouverneur de la BEAC et Président statutaire, les membres ont constaté qu’ « après le ralentissement observé au cours de l’année 2016,l’activité économique mondiale devrait s’accélérer en 2017,en particulier dans les économies émergentes et en développement ».Dans un communiqué presse publié à l’issue des travaux de Yaoundé, Abbas Mahamat Tolli  a souligné que : « Toutefois, de nombreux risques demeurent, eu-égard aux mesures protectionnistes que pourrait prendre la nouvelle administration américaine, au durcissement plus que prévu des conditions financières mondiales, à la montée des tensions géopolitiques et au ralentissement de l’économie chinoise ».

Le  Comité de Politique Monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale(BEAC) a noté  au niveau sous-régional :« un affaiblissement de la croissance, en relation avec les performances défavorables du secteur pétrolier, combinées aux couts économiques du maintien de la sécurité dans certains pays de la sous-région ».

Il ressort des données économiques, monétaires et financières actualisées de l’année 2016 : « un repli de la croissance à 0,2°/° contre 1,7°/° en 2015 ».Les membres du CPM ont par ailleurs noté : « un creusement du déficit de 3,3°/° du PIB en 2015 ;une légère diminution du déficit des transactions courantes, revenu de 12,2°/° en 2015 à 11,7°/° du PIB en 2016 et une baisse du taux de couverture extérieure de la monnaie à 56,8°/° en décembre 2016,supérieur à la norme statutaire de 20°/°.

Abbas Mahamat Tolli   a annoncé : « une reprise de la croissance économique réelle,avec un taux de 1,6°/°,en lien avec la remontée des cours du brut et la mise en œuvre des réformes actées dans le Programme des Réformes Economiques et Financières de la CEMAC ;une hausse de l’inflation à 2,6°/°,sous le seuil communautaire de 3°/° ;une amélioration dans la gestion des finances publiques,induisant un recul du déficit budgétaire base engagements,hors dons,à 3,2°/° du PIB ;une nette diminution du déficit des transactions courantes,tranferts publics inclus,à 8,2°/° du PIB et une remontée du taux de couverture extérieure de la monnaie à 64,8°/° ».