Business:Comment ce jeune a été floué par son ami

Il a osé.Il s’est fait flouer par son ex-patron et ami.Les relations tendues entre le journaliste-écrivain Boris Bertol et le promoteur des éditions du Schabel;Haman Mana.Acte1.

Chers amis, Pour écrire « l’avion du président », il m’a d’abord fallu beaucoup de courage. Le courage de parler d’une affaire qui implique des personnalités à la fois puissantes et influentes. Le courage de dire des choses qui peuvent se retourner contre moi. C’est la première grande enquête parue au Cameroun sur le scandale de l’avion présidentiel. De l’avion de Paul Biya. Vous imaginez le courage, la pugnacité et la détermination qu’il m’a fallu. Mon ami Georges Alain Boyomo, qui a jeté un coup d’œil sur l’introduction de ce texte en 2014, doutait à l’époque que je puisse le finaliser. Pendant 5 mois, mon ami Mohamadou Houmfa a relu à deux reprises ce travail, complété des éléments d’enquête qui manquaient. Une grande amie, Françoise a travaillé pendant un an sur ce projet. Des amis à Yaoundé ont volé des documents confidentiels, scanné et envoyé dans ma boîte email pour que je puisse faire ce travail. Sans compter mes relations dans les milieux du journalisme et de la banque.

Lorsque j’adresse le manuscrit à Haman Mana, après 1460 jours de travail, contrairement à ce qui se passe ailleurs, Haman Mana accepte le manuscrit, mais ne me donne aucun contrat. A ce moment, en mars 2016, je suis plus focalisé sur les corrections, sur la perfection, sur les informations. Et au fond je lui fais confiance. D’ailleurs, l’un de mes amis me fera cette confidence : « Il va te buter ». Françoise s’y oppose fermement. Mon ami Houmfa émet des réserves. Mais au fond de moi, ma conviction est que nous pouvons aussi africains bâtir de grandes maisons d’éditions pour autant qu’on y mette du professionnalisme. On ne peut pas toujours appréhender notre réussite à partir de ce qui vient de l’extérieur. J’apporte donc toute ma confiance en Haman.

Par la suite, je bâtirai toute la stratégie de communication du travail. J’ai appelé des amis pour savoir comment se construit le marketing digital, j’ai contacté des amis pour une fabrication de gadgets, j’ai fais réaliser des vidéos pour annoncer la sortie du livre. Nuits et jours j’analysais les réactions sur les posts annonciateurs pour déterminer ce qui pouvait à nouveau susciter l’attention. Pendant ce temps, je ne recevais aucune information sur les conditions de collaboration.

Puis le livre est sorti, j’ai personnellement vendu ce livre. J’étais (à mon corps défendant) auteur et vendeur. Ceux qui me suivent savent que pendant près de trois mois, j’ai intensément consacré mon mur facebook à la promotion de cet ouvrage. J’ai organisé toute la campagne de communication. C’est moi qui contactais des journalistes au Cameroun pour aller chercher le livre chez Haman. J’ai écrit des notes de lectures pour des journalistes qui apposaient simplement leurs signatures. J’ai négocié avec Dipita Tongo de STV un passage avec Haman dans l’émission Entretien qu’il présente. Haman ne s’y est jamais rendu. J’ai contacté Haman lui faisant état du fait qu’un de mes amis était prêt à financer une séance de dédicace du livre en France, il n’a jamais réagit à cela. C’est moi qui attirait régulièrement l’attention d’Haman Mana ou de son collaborateur Karl Kome sur les points de vente où le livre était en rupture de stock. Mais trois mois après la sortie du livre, vu son succès en librairie (ce que nie Haman aujourd’hui), je constate que quelque chose ne tourne pas rond. Il est distant, ne prend pas de mes nouvelles, ne me donne aucune information sur le comportement du livre. Il ne me parle jamais de dédicace, ni au Cameroun, ni en France. Pourtant des propositions lui ont été formulées.

Haman Mana,journaliste

En fin décembre, je lui dis clairement que je n’ai pas de contrat avec lui. Il ne répond pas. Il se limite simplement à me répondre qu’il me donne 15%. Il ne me donne aucune information sur le nombre de tirages, sur les évolutions des ventes, sur les dates éventuelles de dédicaces pour relancer le livre. Rien et rien. A la fin du mois de décembre, il décide de me donner 500 euros c’est-à-dire 300 000 Fcfa. Je perçois cela comme une insulte. 500 euros en fait, ce sont les 300 dollars que Mohamadou Houmfa lui a remis aux Etats-Unis pour la vente de 10 exemplaires du livre, plus 20 exemplaires qu’il m’a envoyé. Or ce que Haman Mana ne sait pas c’est que je sais de très bonnes sources qu’il a tiré près de 4500 exemplaires. Soit 3000 dès fin août pour le premier tirage et 1500 au second tirage. Ce qui fait un total de 45 millions de Fcfa. Messapresse a reçu une infime partie de ces stocks. Le reste étant vendu aux éditions du Schabel et dans les circuits parallèles qu’il maîtrise depuis de longues années en tant que Directeur de publication. Ces chiffres secrets sont conservés dans un coffre.

Quatre mois après, quand je lui demande (pour ne plus jamais avoir à parler de droits d’auteur avec lui) de me verser pour solde de tout compte la somme de 1 500 000 Fcfa ( ce qui ne représente en fait pas grand chose), il m’insulte, me dit qu’il a vendu 1, 2, 3 ou 4 livres, que mon livre était un flop mal rédigé, que je ne vaux rien et que je ne suis pas intelligent. Même pas un seul moment où il a essayé d’apaiser mes souffrances et ma gêne.  LA SUITE DANS LES PROCHAINES HEURES !!!!

Boris Bertolt