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Don d’ordinateurs : enfin, des ordinateurs pour les étudiants des universités de Bamenda, Dschang, Buéa et Douala. Semaine émouvante pour des étudiants des quatre autres universités qui ont reçu cette semaine leurs ordinateurs du don du chef de l’Etat. C’est à la faveur de l’arrivée de 100 000 machines pour le troisième contingent. Mieux vaut tard que jamais, est-on tenté de le dire. Les étudiants des universités de Bamenda, Dschang, de Buéa et Douala récoltent le fruit de la patience. Ils ont reçu cette semaine lors d’une cérémonie de distribution dans leurs universités respectives et des mains du ministre de l’Enseignement supérieur en personne, leurs ordinateurs. Et le patron de l’Enseignement supérieur peut enfin exulter en annonçant le calendrier des répartitions « jeudi, nous seront à Douala et ensuite à Buéa. Vendredi nous seront à Dschang et à Bamenda. C’est le deuxième contingent, 100 000. Et ensuite nous attendons le troisième contingent pour aller à Maroua et à Ngaoundéré » a déclaré le professeur Jacques Fame Ndongo qui s’est voulu rassurant eu égard la situation sociopolitique qui prévaut dans le pays et particulièrement dans les régions anglophones « ce sont tous des Camerounais. Nous sommes au Cameroun, nous irons à Bamenda, nous irons à Buéa, on peut rassurer tout le monde. Les IPES Institut privées de l’Enseignement supérieur (IPES) sont tutorés par les universités d’Etat, donc les étudiants des IPES font parties des lots relatif aux universités d’Etat, donc, il n’y a aucun problème » a ajouté le Minsep. Pour mémoire, pour bénéficier de ces ordinateurs, il faut valider son enregistrement biométrique. Ces répartitions s’alignent à celles effectuées les 26 et 27 décembre dernier dans les universités de Yaoundé I et Yaoundé II à SOA.
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Cameroun:2600 réfugiés nigérians rapatriés « manu militari »

Des réfugiés qui traversent les frontières d’une région aux confins du Tchad, Cameroun, Nigeria et Niger à la recherche d’un lieu plus sûr. La crise est régionale, mais le Cameroun se distingue par un certain manque de solidarité en renvoyant plusieurs milliers de réfugiés nigérians malgré des accords bilatéraux.L’ONU s’indigne sur le sort des réfugiés nigérians.

Source:vidal/Médiapart

C’est ce qu’on peut appeler un raté fâcheux. Alors que le Cameroun et le Nigeria luttent contre le même ennemi – avec un succès certains depuis plusieurs mois – les deux pays ont une gestion des réfugiés qui laisse pour le moins songeur. Depuis le début de l’année, 2 600 réfugiés nigérians qui avaient trouvé un abri dans le nord du Cameroun ont été rapatriés « manu militari » a déploré le porte-parole du Haut Commissariat aux Réfugiés, Barbar Baloch, lors d’un point presse le 21 mars dernier.

Outre l’incompréhension que cette politique suscite – les zones fuies ne sont toujours pas sûres –, ce sont les méthodes employées par l’armée camerounaise qui choquent. Ces expulsions « manu militari » se font « contre le gré » des intéressés et il ne leur est même pas « laissé le temps de rassembler leurs affaires ». Des femmes enceintes et des jeunes enfants ont été renvoyés de force et certaines mères ont été obligées de partir sans leur enfant.

Une telle situation avait pourtant été prévenue grâce à la signature d’un accord entre le Cameroun, le Nigéria et l’ONU, le 2 mars dernier, relatif au retour volontaire des réfugiés nigérians. Retour volontaire et non pas contraint comme cela est aujourd’hui critiqué par le HCR. Selon l’ONU, le Cameroun accueille actuellement 85 000 réfugiés issus du Nigeria et des expulsions massives auraient pour effet de déstabiliser encore plus une région en détresse. La crise sécuritaire et climatique qui touche le bassin du lac Tchad est considérée comme « la plus grande du continent africain ». Tel est résumé l’enjeu d’une situation explosive dont les conséquences négatives ne seront pas qu’africaines sur le long terme.

Pour rappel, le groupe Boko Haram a pris racine dans le nord-est du Nigeria avant de multiplier les attaques dans les pays frontaliers. L’objectif est de constituer un califat islamique dans lequel la charia ferait office de norme juridique suprême. Les pays touchés ont mis en place une force régionale soutenue par les Occidentaux après plusieurs années de défense stérile.