La CRTV est-elle devenue spécialiste en FAKENEWS?

Après la diffusion du faux gouvernement français, la chaine de télévision publique du Cameroun vient de  passer une dame d’un certain âge, présentée comme étant la veuve du nationaliste Ruben Um Nyobè. Du coup, l’opinion est divisée. Un historien dénonce le complot ourdi par « le député de l’UPC à la célèbre béquille » et accuse les journalistes de la Cameroon Radio Television(CRTV) d’avoir présenté « une vraie fausse veuve du leader nationaliste camerounais ».En attendant de connaitre la vérité, la rédaction de l’agence www.lescoopsducamer.com s’interroge : Ruben Um Nyobè était-il polygame ? Lire l’article du Pr Vincent Sosthène Fouda qui a déclenché le choc des idées.

Qui est vraiment la veuve de Ruben Um Nyobè ? Bienvenue au bal des faux-culs et de l’hypocrisie

Une image est passée en boucle hier sur la CRTV chaîne nationale, une dame d’un certain âge est présentée comme étant la veuve du nationaliste Ruben Um Nyobè. Elle est brandie tel un trophée de guerre, le député de l’UPC à la célèbre béquille n’est pas loin, il est peut être la caution morale et « républicaine » qualitificatif que l’on a retrouvé hier à toutes les sauces dans la bouche des journalistes de la CRTV. Cette fois ce ne sont pas les journalistes qui sont mis en cause mais tout de même ! C’est nous historien, Achille Mbembe en premier, lui le spécialiste de Ruben Um Nyobè, moi en second pour avoir initié il y a quelques années de faire remonter à la surface cette partie de notre histoire qualifiée de « hideuse » par ceux qui nous denient toute humanité et toute intelligence.
Qui est donc cette femme vue au Palais de l’Unité dans une nuée de journalistes ? Certainement pas la veuve de Ruben Um Nyobè, Marthe Um Nyobè femme de 90 ans que j’ai autrefois rencontré au quartier « Ndjock-Kong » à ne pas confondre avec le village du même nom dans la localité de Boumyèbel. Je l’ai connu alors que j’étais J’avais demandé à Mayi Matip s’il pouvait me permettre de dire bonjour à cette « mbombo ».
Pourquoi donc les « nouveaux historiens » ont brandi à la face du monde hier au Palais de l’Unité une vraie fausse veuve du leader nationaliste camerounais ? Etait-ce la volonté de Paul Biya lui-même ou des officines de manipulation qui pullulent au Cameroun en ce moment ? Je connais Marthe Um Nyobè, je connais ses histoires de lit avec Um, j’ai vu son acte de mariage, la photo qui l’accompagne et cette femme vue au Palais de l’Unité n’est pas Marthe Um Nyobè pourtant toujours en vie.
Marthe Ngo Mayack dans le poids de l’âge reste pourtant une femme assez ouverte, c’est vrai elle ne dit pas bonjour en français mais parle couramment bassa’a et le bidjin ! Elle a quelques mots éwondo et douala. Ils se sont mariés en 1944, je cite de mémoire puisque je n’ai pas avec moi mes notes prises lors de notre rencontre. Elle avait fait la cuisine pour moi, je marque un point face à mon frère Achille Mbembe qui n’a pas eu cet honneur. Je pourrais parler de sa taille de sa beauté de son intelligence, de sa capacité de séduction mais ce n’est ni le lieu ni le moment, car belle elle fut et le demeure, intelligente aussi mais surtout oui une véritable bombe de séduction dans le canon de beauté des femmes de cette partie de notre pays. Il n’y a qu’à regarder ses yeux, ses lèvres et les fesses rebondies sous son kaba qui trouvent toujours chalands !
Que de nuits passées à la belle étoile à se conter fleurette ? Que de parties de pêche à l’épuisette pour nourrir son homme et faire grandir les enfants ? Quatre années de maquis, quatre années de brousse, quatre années pour que le Cameroun lui serve un autre visage en lieu et place du sien ? Elle m’avait confié comme un secret, « Aloga, l’Etat nous a abandonné, ton devoir est que le Cameroun ne le fasse pas à son tour ».

Robert Bapooh Lipot: « Cette famille est restée longtemps dans l’ombre et martyrisée »

Sosthene on se respecte mutuellement. Voilà pourquoi je t’apporte cette précision. RUBEN UM NYOBE a laissé deux veuves, qui étaient d’ailleurs invités d’Honneur du CHEF DE L’ÉTAT. UNE, MARIE NGO NDJOCK était hier au Palais de l’Unité avec son fils DANIEL RUBEN UM NYOBE, né le 25 avril 1957 dans le maquis. Cette dame que vous avez vu hier en boucle à la CRTV était dans le maquis avec son mari. le 13 septembre 1958 à LIBELLINGOI sous ses yeux furent assassinés son mari et sa propre mère. Daniel RUBEN UM NYOBE, son fils que vous avez vu à côté d’elle, fut atteint par la balle qui tua sa grand-mère qui le tenait dans ses bras.
Cette famille est restée longtemps dans l’ombre et martyrisée. Certaines personnes ont tout fait pour qu’elle soit oubliée. Nous avons choisi de mettre la famille UM NYOBE au devant de la scène car c’est un patrimoine du Cameroun. Combien de Camerounais si émus j’ai pu voir hier devant ce patrimoine. Le PROPOS DU CHEF DE L’ÉTAT à l’Endroit de la veuve est inoubliable.

Vincent Sosthène Fouda: Non je n’ai rien contre cette dame. Le fait historique n’est pas une vue de l’esprit. Um aurait pu avoir plus d’une épouse seulement il en a eu une seule qui s’appelle Marthe et non Marie

Marie-Noëlle Pauline Edith Etobe: »Ce n’est pas Marthe qui était au Palais »

Ce n’est pas Marthe qui était au Palais car elle a refusé d’y aller c’est la 2ème épouse de Um Nyobé qui était au Palais.