Des militaires aux arrets !

CI-DESSOUS LE COMMUNIQUÉ DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE INHÉRENT À LA REVENDICATION DES SOLDATS ENGAGÉS AU FRONT contre Boko Haram.

Le Ministre Délégué à la Présidence chargé de la Défense communique :
Dans la matinée du samedi 03 juin 2017, une trentaine de militaires en attente de relève au Secteur N°1 de la Force Multinationale Mixte de la Commission du Bassin du Lac-Tchad ont entrepris d’interrompre la circulation à l’aide de barricades sur la route nationale N°1 dans la localité de ZIGUE, Département du Logone et Chari.
Les intéressés exigeaient  deux choses :
– leur relève immédiate par dérogation au chronogramme arrêté et à eux communiqué par leur hiérarchie ;
– le versement de leurs primes de «  soldats internationaux » de la Commission du Bassin du Lac Tchad à l’instar de celles servies à leurs camarades des Opérations de Maintien de la Paix Onusiennes.
La circulation a été rétablie grâce au tact, à la perspicacité et à la fermeté des chefs militaires assistés de l’autorité préfectorale de céans.
Immédiatement informé, le Chef  de l’Etat, Chef des Armées, a instruit le MINDEF et le Haut Commandement militaire de tirer cette situation au clair et de prendre toutes les mesures appropriées pour y mettre définitivement un terme. S’y conformant scrupuleusement et promptement, le MINDEF a pris les mesures suivantes :
– transfert des militaires indisciplinés à Yaoundé par voie aérienne dans la matinée de ce jour lundi 05 juin 2017 ;
– mise aux arrêts immédiate des intéressés pour répondre de leurs actes conformément au règlement militaire ;
– tenue dans l’après-midi de ce jour, d’une réunion spéciale avec les deux Secrétaires d’Etat auprès du Ministre de la Défense respectivement chargés de la Gendarmerie Nationale, des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, le Général de Corps d’Armée, Chef d’Etat-Major des Armées, le Secrétaire Général du Ministère de la Défense, les Chefs d’Etats-Majors centraux, le Général de Brigade, Commandant le Corps National de Sapeurs-Pompiers, le Général de Brigade, Directeur Central de la Coordination à la Gendarmerie Nationale, le Général de Brigade, Commandant la Région Militaire Interarmées N°4 par intérim, le Général de Brigade, Commandant le Secteur N°1 de la Force Multinationale Mixte, le Capitaine de Vaisseau, Chef du Secrétariat Militaire, les Colonels, Directeurs de la Justice Militaire, des Ressources Humaines, des Affaires Administratives et Règlementaires, le Colonel, Chef de la Division de la Communication, les Lieutenants-colonels, Chef de la Division de la Sécurité Militaire et Chef de la Division de la Coopération Militaire et le Chef de Bataillon, Commissaire du Gouvernement près le Tribunal Militaire de Yaoundé.
A l’issue de la réunion, les mesures suivantes ont été prises :
– sanctions disciplinaires à l’encontre des militaires impliqués conformément aux dispositions du Règlement de Discipline Générale dans les Forces de Défense ;
– convocation immédiate d’un conseil de discipline pour connaitre du dossier et proposer au Haut Commandement les sanctions appropriées à la mesure des fautes et manquements avérés ;
– ouverture d’une enquête judiciaire avec toutes les conséquences de Droit qui pourraient en découler.
Il a été demandé aux Chefs militaires de veiller au suivi du moral et de l’état d’esprit  des hommes placés sous leur commandement et d’intensifier les causeries éducatives appropriées afin d’éviter la désinformation, l’intoxication voire la manipulation et le confusionnisme à l’instar de ce malheureux parallèle entre les primes onusiennes et l’Opération CBLT qui n’ont rien en commun, les Troupes de la FMM étant prises en charge par les Etats pourvoyeurs au même titre que les autres éléments des Forces de Défense des opérations nationales. La discipline doit rester la force principale des Armées. Par ailleurs, cet incident n’altère aucunement la crédibilité et le professionnalisme de nos Forces de Défense qui s’attèlent au quotidien, avec bravoure et dans la discipline, au combat pour la préservation de l’intégrité territoriale du Cameroun et l’éradication du groupe terroriste Boko Haram.

Enfin, le Chef de l’Etat, Chef des Armées, reste à l’écoute de la troupe et apporte des solutions à ses problèmes chaque fois que cela est nécessaire./-