Projections budgétaires en 2018 -2019 :Le gouvernement attend 4 426,7 milliards Fcfa

Les projections budgétaires en 2018 et 2019 s’inscrivent dans la pluri-annualité consacrée par le nouveau régime financier dont les socles sont le budget programme et le cadre des dépenses à moyen terme. Les enveloppes budgétaires globales qui en découlent demeurent indicatives et dépendent des hypothèses qui sous-tendent la projection de croissance du PIB. Elles sont susceptibles d’évoluer dans le temps en fonction de l’environnement économique international et de la conjoncture nationale.

Les projections s’appuient sur les hypothèses suivantes : des taux de croissance respectifs de 6,3% et 5,6% dont 6,1% et 5,9% pour le PIB non pétrolier ;  un déflagrateur du PIB non pétrolier de 2,5% et 2,3% respectivement ; un taux d’inflation annuel de 3% ;  une production de pétrole constante sur les deux années de 31,2 millions de barils ; une production de gaz constante sur les deux années à 80,5 milliards de scf ;  un cours du baril de pétrole camerounais à 48,8 et 51 dollars respectivement ;  un prix du gaz à 3 dollars en 2018 et 2019 ;  des taux de change $/FCFA projetés à 540 et 520 ;  un déficit du compte courant de 4,5% en moyenne sur les deux années.
Les ressources comprennent les recettes internes, les emprunts publics (y compris les titres) et les dons. Suivant leur mode de calcul, les recettes internes se subdivisent en recettes pétrolières et gazières, et recettes non pétrolières. Les recettes pétrolières et gazières sont projetées à partir des hypothèses sur la production, le prix et le taux de change $/FCFA. La projection des recettes non pétrolières ne prend en compte que l’effet croissance, mais pas les mesures d’administration ou de politiques fiscales. La croissance nominale du PIB est prévue à 8,6% en 2018 et à 8,2% en 2019. Les dépenses se décomposent en trois grandes rubriques : les dépenses courantes, les dépenses en capital et le service de la dette publique.

Pour l’exercice 2018, les recettes internes sont projetées à 3 387,3 milliards dont 467,9 milliards de recettes pétrolières et de gaz, ainsi que 2 919,4 milliards de recettes non pétrolières. Les autres recettes sont prévues à 802,9 milliards, non compris l’émission des titres publics. Au total, et sur la base des hypothèses macroéconomiques ci-dessous, les recettes budgétaires totales sont projetées à 4 190,2 milliards.

Les dépenses sont prévues à 4 426,7 milliards dont 2 126,5 milliards de dépenses courantes, 1763,1 milliards de dépenses en capital et 537,1 milliards de service de la dette publique. La projection des dépenses en capital est basée sur l’hypothèse d’accroissement de 0,5% du PIB. Il s’en dégage un besoin de financement de l’ordre de 236,4 milliards.
En 2019, les ressources budgétaires attendues s’élèvent à 4 403,1 milliards dont 3 637,6 milliards de recettes internes et 765,6 milliards des autres recettes, hors titres publics. Les recettes internes comprennent 478,8 milliards de recettes pétrolières et gazières, et 3 158,8 milliards de recettes non pétrolières. Les dépenses totales sont projetées à 4491,7 milliards et comprennent 2 189,2 milliards de dépenses courantes, 1 807,8 milliards de dépenses en capital et 494,7 milliards de service de la dette. Il en résulte un besoin de financement d’environ 88,6 milliards. Comme en 2018, le besoin peut être financé par l’émission des titres publics, en tenant compte néanmoins de la soutenabilité budgétaire à moyen et long termes de l’endettement de l’Etat.