Au Cameroun,un prisonnier a droit à 225Fcfa de ration alimentaire

Au Cameroun, l’État  alloue la ration alimentaire des personnes placées en détention à 225 frs par jour. Au moment ou la rareté des moyens se fait de plus en plus ressentir, si même les citoyens qui sont en liberté peinent à se prendre en charge, à plus forte raison ceux qui dépendent entièrement des budgets alloués par les pouvoir publics.

 

Avec ses 10 prisons centrales, 35 prisons principales, 22 prisons secondaires, pour un total de  30 000 détenus à ce jour, le Cameroun ne peut  affirmer l’existence  de l´ensemble des activités visant à assurer l´entretien tant des personnes détenues que des lieux d´hébergement et de vie collective de cette couche vulnérable.Les contraintes budgétaires qui pèsent sur l’administration en général, le chiffres sans cesse galopant des personnes incarcérées au jour le jour, génèrent une insuffisance des moyens  dont le nombre évolue de plus en plus et ce sur le long terme.Comment gérer la  majorité des charges relatives aux préoccupations et besoins concernant la couverture des besoins des personnes privées de liberté, pour leur éviter les retours multiples en détention?Une cinquantaine d’experts vont se retrouver le 30Mars 2017 à Yaoundé, à la Commission Nationale des Droits de l’Homme et Libertés (salle de conférence du Bâtiment C). Les participants œuvrant en milieu carcéral et  social vont présenter un inventaire détaillé des besoins prioritaires pour la croissance des résultats honorables des prisons et proposer des mécanismes de financement (Fond, compte d’affectation, taxe sur les Droits de l’homme) pour une augmentation budgétaire des prisons.

Selon Jean Marie ALIMA,président du Brain Trust for Development and Culture,structure qui œuvre   à la tenue du plaidoyer pour l’optimisation de la main d’œuvre pénale et la resocialisation de cette couche défavorisée: »Lors des différentes descentes en milieu carcéral, le constat  fait est qu’en dehors de quelques corvéables et de quelques artisans, le reste des détenus passent le temps sur place à longueur de journée, sans rien faire si ce n’est à provoquer parfois des troubles entre eux.En se posant certaines questions issues des entretiens avec eux, on s’aperçoit que ces horaires  et cette main d’œuvre serviraient à coup sûr à la pratique des activités industrielles.  Ainsi sur la base de sa méthodologie fondée sur la pratique, l’optimisation de la main d’œuvre pénale représente  le moyen de participation le plus efficace pour viabiliser la main d’œuvre pénale« .