Comment ils veulent développer Monatélé

L’Association pour le Développement  de l’arrondissement de Monatélé(ADEM),chef lieu du département de la Lékié , à une soixantaine de kilomètres de la capitale politique du Cameroun ; veut méner un combat contre la pauvreté et le sous-développement.Pour y parvenir,cette Association vient d’élire un nouveau bureau dirigeant  lors de sa dernière assemblée générale ordinaire tenue le 15 octobre 2017 à la paroisse saint Thobie de Monatélé.

De notre envoyé spécial ,Nestor Nga Etoga

L’histoire des hommes et des communautés continue de s’écrire sur les berges du fleuve sanaga à Monatélé.Le 15 octobre 2017 à la paroisse Saint Thobie de la petite ville du chef lieu de département de la Lékié,les fils et filles de l’arrondissement,rassemblés au sein de l’ADEM,sous le regard de l’autorité administrative ,la sous-préfète Adeline Claude Françoise  Sop Mote ;ont décidé de prendre leur destin en main.Avec le renouvellement du bureau exécutif de l’ADEM,ils ont écrit une nouvelle page dans la vie de leur association.

Le duo Jules Marcellin Djaga et Marie Robert Eloundou,avec le soutien de tous les membres, ambitionnent transformer l’ADEM en une plateforme de concertation,un laboratoire d’idées,un gisement de solutions aux problèmes de la communauté.

Le nouveau bureau de l’ADEM  compte sur le rassemble et la cohésion des fils et filles de l’arrondissement de Monatélé.Pour Jules Marcellin Djaga,le nouveau président exécutif : « Que les élites sachent que le développement de Monatélé dépend d’eux,nous allons être une force de propositions,nous allons faire le plaidoyer pour que l’Etat envoie quelques projets routiers,d’adduction d’eau potable à Monatélé… ».

S’adressant à ses congénères, l’administrateur civil  hors échelle a rappelé que : « forts nous serons,si nous sommes unis,nous pouvons réaliser les grandes choses ». Un appel à l’unissons et au développement qui n’a pas laissé indifférente la sous-préfete de l’arrondissement.Adeline Claude Françoise  Sop Mote a reconnu qu’ :« il y a une redynamisation de l’ADEM et l’option de mener un développement dans la localité de Monatélé qui va en droite ligne de l’action du gouvernement qui prône l’émergence en 2035 ;un développement participatif ».

L’assemblée générale ordinaire de l’ADEM s’est tenue dans un contexte de crise nationale,avec dans les régions septentrionale la guerre contre la secte islamique Boko haram,à l’Est par des attaques de groupes armés venant de la Republique Centrafricaine,au Nord-Ouest et au Sud-Ouest ,deux régions secouées par  « la crise anglophone » ; mettant en mal l’unité nationale.

Jules Marcellin Djaga et son équipe ont saisi l’opportunité pour appeler tous les camerounais à l’unité et à la cohésion sociale.L’ADEM,a indiqué  l’ancien gouverneur , « veut  prendre le relaie de l’Etat pour promouvoir le développement de Monatélé ;l’ADEM veut promouvoir la fraternité,l’amour et la paix pour atteindre le développement ».

Les assises de Monatélé ont connu la présence massive de l’élité administrative du département de la Lékié,venue appuyer en espèces sonnantes et trébuchantes le nouveau bureau de l’ADEM. Un bureau qui a confier son mandat au Seigneur,avec une messe dite à l’ouverture des travaux de l’assemblée générale ordinaire par le curé de la paroisse Saint Thobie de Monatélé,l’abbée Eugène Tasse Etoundi.L’occasion a par ailleurs permis à l’ADEM,à travers une unité mobile de lutte contre le SIDA,le long du corridor du pipeline,de procéder à une campagne de dépistage volontaire du VIH/SIDA .